LiDAR vs Photogrammétrie : Différences et cas d’usage dans les technologies de cartographie 3D

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LiDAR vs Photogrammétrie : Différences et cas d’usage dans les technologies de cartographie 3D

La comparaison LiDAR vs photogrammétrie définit la manière dont les organisations génèrent et analysent les technologies de cartographie 3D pour la collecte moderne de données géospatiales.

Ces deux méthodes sont des techniques de télédétection essentielles, largement utilisées par les drones de levé topographique dans des secteurs tels que la construction, l’agriculture, les mines et l’urbanisme.

Le choix entre LiDAR et photogrammétrie dépend principalement du niveau de précision requis, des caractéristiques de surface, des conditions environnementales et des capacités de traitement des données.

LiDAR vs Photogrammétrie : vue d’ensemble

Le LiDAR (Light Detection and Ranging) émet des impulsions laser — souvent entre 100 000 et 1 500 000 impulsions par seconde — afin de mesurer les distances et produire des nuages de points 3D très denses, avec une précision verticale de 1 à 3 cm.

La photogrammétrie, à l’inverse, reconstruit la géométrie à partir d’images aériennes superposées capturées par des drones ou des aéronefs, puis traitées par triangulation. Elle génère des modèles 3D riches en couleurs, mais dépend fortement des conditions lumineuses et de la corrélation visuelle.

Comparaison LiDAR vs Photogrammétrie

Facteur de comparaison

Technologie LiDAR

Technologie Photogrammétrique

Méthode de capture des données

Mesure directe des distances par balayage laser actif

Création de modèles 3D à partir d’images superposées et de correspondances visuelles

Précision de la cartographie 3D

Très élevée, souvent au niveau millimétrique, adaptée à l’ingénierie et aux levés topographiques

Moyenne à élevée selon la qualité des images, le recouvrement et le terrain

Coût LiDAR vs photogrammétrie

Investissement plus élevé en raison de capteurs spécialisés

Coût réduit grâce à l’utilisation de caméras et drones standards

Dépendance à l’éclairage

Indépendant de la lumière, utilisable de jour comme de nuit

Nécessite un éclairage stable et homogène

Qualité visuelle des modèles 3D

Excellente précision géométrique avec textures limitées

Modèles photoréalistes avec textures détaillées

Vitesse d’acquisition et de traitement

Capture rapide et flux de traitement efficaces

Plus lent en raison du volume d’images et du calcul

Facilité d’utilisation

Processus largement automatisés et standardisés

Courbe d’apprentissage plus élevée et réglages manuels nécessaires

En résumé

  • Le LiDAR excelle en précision, pénétration de la végétation et cartographie à grande échelle.

  • La photogrammétrie se distingue par son coût accessible, son réalisme visuel et son potentiel analytique.

De plus en plus, les drones de levé combinent les deux capteurs afin de produire des modèles numériques de terrain (MNT / DTM) équilibrant texture visuelle et élévation réelle.

Pourquoi le LiDAR et la photogrammétrie sont essentiels à la cartographie moderne

Avec la montée en puissance de l’automatisation et de l’IA appliquées à la cartographie, comprendre ces deux méthodes devient stratégique pour optimiser les flux de travail.

Le LiDAR permet une mesure directe du terrain, même sous couvert forestier, tandis que la photogrammétrie offre des reconstructions rapides et colorées adaptées aux présentations clients et à la visualisation SIG.

Dans les infrastructures, le LiDAR réduit les reprises de travaux grâce à des bases 3D précises pour les analyses de terrassement. En agriculture, les vols photogrammétriques réguliers permettent de détecter le stress des cultures via des images RGB et multispectrales.

Ainsi, LiDAR vs photogrammétrie n’est pas une opposition, mais une question de contexte et d’usage. Leur combinaison garantit des flux géospatiaux complets, précis au centimètre et exploitables par des profils non techniques.

Qu’est-ce que le LiDAR ?

Le LiDAR est une technologie active de cartographie 3D qui mesure les distances grâce au temps de retour (time-of-flight) des impulsions lumineuses réfléchies par le sol ou les infrastructures.

Installés sur des drones de topographie, les capteurs LiDAR fonctionnent généralement à 905 nm ou 1550 nm, assurant sécurité et efficacité de balayage.

Chaque impulsion génère un point du nuage 3D ; la densité varie entre 100 et 1 000 points/m² selon l’altitude et la puissance du capteur. L’intégration des modules IMU et GNSS garantit un géoréférencement sub-décimétrique, même sur terrains complexes.

Avantages clés du LiDAR :

  • Très haute précision (1–3 cm vertical)
  • Pénétration de la végétation pour les MNT
  • Fonctionnement 24/7, sans contrainte lumineuse
  • Peu de points de contrôle au sol nécessaires
  • Production fluide de cartes d’altitude et visualisations 3D

Qu’est-ce que la photogrammétrie ?

La photogrammétrie est une technique optique passive reposant sur des images aériennes superposées. Elle utilise la Structure from Motion (SfM) pour estimer la profondeur et reconstruire des modèles 3D.

Le flux de travail comprend :

  1. Capture de milliers de photos géolocalisées (70–90 % de recouvrement)

  2. Alignement et corrélation des images

  3. Génération de maillages texturés, orthomosaïques et modèles numériques de surface (MNS / DSM)

Points forts de la photogrammétrie :

  • Coût d’entrée réduit
  • Textures couleur réalistes
  • Intégration SIG simple
  • Adaptée aux chantiers et inspections visuelles

Sa limite principale reste la sensibilité à l’éclairage, aux ombres et à la végétation, avec une précision parfois inférieure de 15 à 30 % par rapport au LiDAR.

Cas d’usage

Construction

Le LiDAR permet l’analyse volumétrique, la stabilité des pentes et le calcul précis des déblais/remblais. La photogrammétrie complète le suivi visuel, la documentation BIM et la modélisation des façades.

Agriculture

La photogrammétrie multispectrale facilite l’analyse NDVI, tandis que le LiDAR fournit des données d’élévation précises pour la gestion de l’irrigation et du drainage.

Foresterie

Le LiDAR mesure la hauteur de canopée et la biomasse, alors que la photogrammétrie aide à l’identification des essences via l’analyse RGB.

Mines

Le LiDAR domine pour l’estimation des stocks et la détection de déformations, même en conditions de faible visibilité. La photogrammétrie apporte un contexte visuel pour les rapports.

Urbanisme

Le LiDAR capture la géométrie urbaine, la photogrammétrie texturise les bâtiments pour des visualisations 3D photoréalistes et des jumeaux numériques.

Tendances futures

L’IA et l’automatisation transforment rapidement ces technologies :

  • Classification automatique des nuages de points LiDAR
  • Traitement photogrammétrique accéléré via le cloud
  • Capteurs LiDAR embarqués sur smartphones
  • Drones autonomes avec planification intelligente
  • Charges utiles hybrides LiDAR + RGB
  • SLAM temps réel en environnements sans GNSS

Conclusion

Le LiDAR et la photogrammétrie façonnent la collecte et l’analyse des données géospatiales modernes.

Le LiDAR garantit une cartographie de haute précision sur terrains complexes, tandis que la photogrammétrie assure réalisme visuel et rentabilité. Leur combinaison offre des flux géospatiaux complets, évolutifs et intuitifs.

FAQs

1. Qu’est-ce que le LiDAR et comment fonctionne-t-il ?
Il mesure les distances via des impulsions laser et crée des nuages de points 3D très précis, idéals pour les MNT.

2. Quels sont les avantages clés de la photogrammétrie ?
Coût réduit, textures réalistes et production rapide d’orthomosaïques.

3. Quand choisir le LiDAR plutôt que la photogrammétrie ?
Pour les terrains boisés, la haute précision altimétrique ou les conditions de faible luminosité.

4. Peut-on combiner les deux technologies ?
Oui, les flux hybrides offrent précision géométrique et richesse visuelle.

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